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Violence et harcèlement au travail - Convention OIT

Mise en ligne 07/06/2021 Santé et travail

Ratification par la France de la convention de l'Organisation internationale du travail (OIT) sur la violence et le harcèlement au travail

Dans une tribune publiée par Libération mercredi 2 juin, syndicats, ONG et associations féministes s'inquiètent d'une ratification "a minima" par la France de la convention de l'Organisation internationale du travail (OIT) sur la violence et le harcèlement au travail même si cette ratification ne changera pas fondamentalement la situation en France", déplorent les signataires de ce texte parmi lesquelles Sophie Binet, de la CGT, Caroline De Haas, du mouvement féministe #NousToutes, Maryline Baldeck, déléguée générale de l'Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT), ou encore l'ancienne ministre Laurence Rossignol.

 Renforcer la protection contre la violence et le harcèlement dans le monde du travail

 "Concrètement, il s'agit de renforcer la protection contre la violence et le harcèlement dans le monde du travail et de mettre en place des moyens de prévention et de formation supplémentaires pour mieux appréhender et mieux lutter contre ce fléau", a présenté le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal lors du compte-rendu du Conseil des ministres, sans plus de précisions.

Une ratification a minima car pour le gouvernement la législation française est suffisante

Pour les signataires de la tribune, "le gouvernement a décidé de ratifier (ce texte) a minima" car "il refuse de faire évoluer la loi pour y intégrer les recommandations de l'OIT", jugeant la législation française "suffisante".

Pourtant, selon des chiffres de 2019, 30% des salariées françaises ont déjà été harcelées ou agressées sexuellement sur leur lieu de travail.

70 % des victimes de violences au travail déclarent n’en avoir jamais parlé à leur employeur. Et pour cause, quand elles le font, 40 % estiment que la situation s’est réglée en leur défaveur, par une mobilité forcée voire un licenciement.

Certaines personnes plus exposées à la violence au travail que d’autres

La Convention de l’OIT pointe la nécessité d’accorder une attention particulière aux facteurs de risques exposant à la violence, comme le travail isolé, de nuit, et aux personnes en situation de vulnérabilité – les salariées lesbiennes sont par exemple deux fois plus victimes de violences sexistes et sexuelles.

Enfin, les signataires de la tribune pensent que la ratification doit être l’occasion d’adopter des mesures spécifiques pour protéger notamment les personnes migrantes, les personnes handicapées, les personnes LGBTQI + ainsi que les travailleur·euse·s précaires.

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