Vie de l'association

Loir-et-Cher - Loiret

Pas simple d'être indemnisé

Mise en ligne 19/04/2017

Il ne faut jamais baisser les bras ! Même quand on croit qu'on livre le combat du pot de terre contre le pot de fer. A force d'obstination, et avec l'aide de la Fnath (*) que j'ai rejoint en mars 2013, j'ai réussi à décrocher une indemnisation arrachée de longue lutte après trois ans de démarches, sans passer par un tribunal. En fait, la partie adverse joue avec la montre et parie sur la lassitude de l'adversaire.

Aux côtés de Philippe Guitton, président de la Fnath Vendôme depuis 2011, Guy Salmon veut garder le sourire quand il raconte ses longues démarches pour obtenir réparation après un handicap consécutif à une intervention chirurgicale.

Trois ans pour obtenir réparation

« Je veux témoigner pour rappeler que l'acharnement peut payer. » En janvier 2011, cet ancien pompier habitant à Saint-Ouen de 70 ans, passionné de vélo, de judo et de natation, glisse sur le parquet d'une salle des fêtes vendômoise. Aussitôt transporté aux urgences, on lui parle d'une luxation du genou. Puis, à la lecture des radios, d'une fracture. Une attelle une fois posée, Guy Salmon choisit de se faire conduire par son épouse à Blois. « Là, j'ai été opéré mais il y a eu des complications. Je me suis retrouvé à Trousseau où l'on m'a retiré la rotule et posé une barre car les os étaient trop abîmés pour une prothèse. Et après six mois, quand on a voulu retirer l'appareillage et que je me suis mis debout, l'os a recassé. Du coup, je suis resté encore un an à Trousseau pour sortir en décembre 2013 après avoir subi treize anesthésies. »
Guy Salmon comprend rapidement qu'il a besoin de conseils pour se retrouver dans la procédure qu'il entend engager. « C'est grâce à la juriste de la Fnath que j'ai réussi à avoir un rendez-vous avec un expert médical chargé de voir s'il y avait eu ou non une erreur médicale. En janvier 2015, je suis passé devant la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, après avoir réussi à recomposer tout mon parcours médical. Et d'expertises en expertises, de Blois à Poitiers et de Poitiers à Orléans, de lettres recommandées en lettres recommandées, j'ai finalement décidé d'accepter l'indemnisation qui m'était enfin proposée. Même si elle est inférieure à celle que je demandais qui reprenait les frais engagés, le préjudice né de la douleur, l'obligation d'une assistance au quotidien et le recours à un véhicule adapté pour conduire, elle existe. Mais il a encore fallu se battre puisque l'établissement médical s'est fait tirer les oreilles pour verser la somme convenue. En fait, ce n'est qu'en janvier dernier que j'ai enfin été indemnisé… après un combat de près de trois ans ! »

(*) Fnath : Fédération nationale des accidentés de la vie, association représentative des personnes accidentées, malades ou handicapées, traite de tous les accidents : domestiques, routiers, maladies professionnelles ou encore handicaps de naissance.

repères

La section Fnath du Vendômois compte 115 adhérents répartis entre les cantons de Vendôme, Saint-Amand, Montoire, Morée et Selommes.
Elle sera présente sur diverses manifestations publiques comme la brocante de la Pentecôte à Villetrun. Ce 22 avril, de 10 h à 17 h 30, salle de Courtiras, elle proposera une vente de vêtements et le 25 juin, un pique-nique à Saint Ouen sera ouvert à tous.
La Fnath tient une permanence au point d'accès au droit, avenue Clemenceau, tous les quatrièmes vendredis du mois de 14 h 30 à 17 h, soit le 28 avril prochain.

Source : La Nouvelle République

http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Actualite/Sante/n/Contenus/Articles/2017/04/19/Pas-simple-d-etre-indemnise-3072467

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