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La santé des femmes au travail : des « maux invisibles »

Mise en ligne 18/10/2023

Usure physique et psychique, troubles musculo-squelettiques, cancers : Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
• 60 % des personnes atteintes de troubles musculo-squelettiques (TMS) en France sont des femmes.
• On compte en moyenne trois fois plus de signalements de souffrance psychique chez les femmes que chez les hommes.
• 20 % des femmes ont subi au moins un fait de violence (agression, harcèlement…) au cours d’une année.
• 7 agents cancérogènes sont présents dans des produits d’entretien couramment utilisés.
D’autre part, on sait maintenant, études à l’appui (la dernière de l’Inserm), que le travail de nuit augmenterait de 26 % la probabilité de développer un cancer du sein.
Être une femme, c’est avoir des règles, des grossesses naturelles ou liées à l’assistance médicale à la procréation, et peut-être des fausses couches. Mais aussi subir la ménopause, cette étape naturelle de la vie des femmes. Il faudrait d’ailleurs adapter les conditions de travail des femmes ménopausées à cette symptomatologie. Être une femme ne relève pas de la pathologie.
D’autre part, 10 % de la population féminine en âge de procréer souffre d’endométriose, ce qui aujourd’hui handicape encore les femmes. C’est aussi une source d’inégalité professionnelle.
Le rapport des 4 sénatrices fournit 23 propositions parmi lesquelles :
• Ajouter l’endométriose aux affections de longue durée afin d’en « supprimer le délai de carence et donc les pertes financières en cas d’arrêts de travail répétés » ;
• Faciliter la reconnaissance des cancers du sein et des ovaires en maladie professionnelle (revoir la liste des critères de pénibilité) ;
• Développer l’élaboration et surtout l’exploitation de données sexuées croisées.
A suivre !

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